Prebat : Quels critères pour définir les bâtiments performants ? 

Prebat : Quels critères pour définir les bâtiments performants ? 

Fruit de dix années d’expérimentation, de mesures et d’évaluation technico-socio-économique conduites par le Cerema sur près de 170 bâtiments démonstrateurs, le programme Prebat a livré en avril ses conclusions à l’occasion d’un colloqué dédié. 

Aux 21 enseignements techniques présentés dans l’infographie, le Prebat ajoute 5 préconisations “essentielles” :

> Les bâtiments performants thermiquement consomment deux fois moins que la réglementation thermique précédente, avec des niveaux allant de 30 à 200 kWhep/m2/an en habitat et tertiaire. Ces très bons résultats peuvent être obtenus quelle que soit la situation du bâtiment en France Métropolitaine ;

> La faible consommation énergétique ne peut être obtenue qu’avec le concours de tous les acteurs du bâtiment, à toutes les étapes, lors de la conception et de la réalisation, mais aussi tout au long de l’utilisation et de l’exploitation des équipements… La ventilation, également clé pour le confort thermique d’été, en est le parfait exemple, avec la nécessaire maitrise des enjeux, dès la conception, de l’utilisation des locaux et selon la saison ;

> Les nouvelles marges de progrès dans la réduction des consommations sont sur les postes de consommation électrique qui ne sont pas actuellement soumis à la réglementation thermique, mais qui vont l’être « un peu » avec la RE2020 ;

> Le rôle de l’utilisateur est primordial pour la maitrise des consommations et le confort d’été, en étant par exemple plus sobre sur ses besoins l’hiver ou en gérant mieux le couple protections solaires / ventilation l’été. Cela doit être un vecteur fort des années à venir. Le Cerema y contribue en portant des programmes de type Cube.S pour la maitrise des consommations par les usages dans les collèges et lycées, ou des outils d’évaluation de solutions techniques pour le confort en climat chaud ;

> La réflexion en coût global doit devenir la norme car elle permet de justifier l’investissement, voire le surinvestissement pour une meilleure performance, par le gain en consommation (et émission) sur la longue période qui suit.

> Pour en savoir plus