Focus. Des plinthes hybrides pour alterner les sources de chauffage et faire des économies

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Un seul émetteur et plusieurs possibilités. Les plinthes chauffantes développées par Ecomatic permettent d’alterner chauffage électrique et hydraulique selon les besoins, la saison ou le coût des énergies. Avec à la clé de belles économies. Explications.

Fabricant de plinthes chauffantes électriques et hydrauliques depuis 2004 (13 000 chantiers au compteur depuis), la société Ecomatic a lancé il y a quelques mois une plinthe hybride, permettant d’associer ses deux technologies fétiches. Concrètement, « le corps de chauffe est équipé de différentes « couches » parfaitement étanches l’une des autres et qui ne fonctionnent jamais en même temps, décrit Fabien Hullar, fondateur d’Ecomatic et dépositaire de quatre brevets. Les « hydrauliques » sont reliées au circuit de chauffage comme les autres radiateurs tandis que les résistances électriques sont reliées au secteur. Un thermostat, une électro-vanne et une régulation permettent de basculer automatiquement d’une énergie à l’autre pour atteindre la température de consigne. En général, la priorité est laissée à la chaudière gaz en saison froide et l’appoint électrique prend le relais durant les intersaisons, ce qui évite de rallumer la chaudière pour ajouter quelques degrés ».

Configuration minimale

Si la solution peut être déployée en neuf comme en rénovation (80% des chantiers), en logement individuel et collectif, sur tout ou partie d’une installation, elle nécessite une « configuration minimale ». « Les plinthes doivent être mises en œuvre dans des bâtiments correctement isolés (comme pour tous les chauffages), sur les murs les plus froids et humides possibles ou sur les baies vitrées. Pour un rendu technique et esthétique optimal, une préparation des murs est nécessaire en cas d’imperfections », rappelle Fabien Hullar. Les salles d’eau de dimensions réduites – d’une superficie inférieure à 4m2 – sont également quasi-impossibles à équiper puisque la plinthe électrique « doit être posée à au moins 60 cm de la douche/baignoire et reliée à la terre ». Dans ce cas, un sèche-serviette sera préféré. Les possibilités restent donc extrêmement vastes : « nous avons même équipés des péniches ou des musées avec nos plinthes hydrauliques ou électriques ». La place gagnée par rapport à un radiateur peut également intéresser les propriétaires de petites surfaces, ou les occupants en situation de handicap.

Gains d’énergie et de confort

Le BET toulousain Eco2Watt conseil, qui a préconisé les plinthes électriques ou hydrauliques sur une dizaine de chantiers de rénovation de logements collectifs ces dernières années, a évalué à environ 30% les économies dégagées en termes d’énergie primaire (50% en énergie finale). « En équipant les logements de plinthes hybrides d’une puissance de 250 watts/mètre en électrique et 180 watts/mètre en hydraulique, nous sommes parvenus à récupérer les 3°C permettant d’offrir un confort tout en respectant les 19°C réglementaires. Dans les pièces aux déperditions thermiques plus conséquentes, il sera nécessaire d’installer plus de linéaire », détaille Geoffroy Dapoigny. Autre atout qui pourrait avoir un impact fort dans les prochaines années : le fait que les plinthes électriques pourraient améliorer la note du nouveau DPE, qui favorise l’électricité au détriment du gaz ou du fioul.

Au-delà des économies d’énergie, concepteur, thermicien et occupant mettent en avant un gain de confort notable avec cette diffusion de chaleur spécifique. « Les plinthes sont systématiquement positionnés sur les murs les plus inconfortables, au côté desquels on ressent la sensation de « paroi froide » qui donne envie d’augmenter le chauffage », détaille Fabien Hullar. Les plinthes offrent en effet une convection lente, ce qui permet à la chaleur de se diffuser à « hauteur d’homme » et non de monter jusqu’au plafond. « C’est le confort qui amène les économies d’énergie », résume le responsable d’Ecomatic.

Cédric Frey, qui a équipé sa véranda de 25m2 avec les plinthes chauffantes bi-énergies au printemps 2020, ne dit pas autre chose. « Pour l’instant, le pari est réussi : la véranda que nous n’occupions que quelques mois par an et devenue une véritable pièce supplémentaire, utilisable toute l’année. L’augmentation sur la facture d’électricité de 20% les vaut largement ».

Économie circulaire, EnR… 

Fabriquées en Alsace en aluminium recyclable, affichant un taux de réparabilité de 100% (« on peut remplacer la moindre pièce de l’installation » met en avant Fabien Hullar), les plinthes disposent de deux certifications Cetiat et LCIE attestant de leurs performances : 180 watts/m2 linéaire pour 65°C en hydraulique, 250 watts/mètre linéaire en électricité.

Enfin, elles restent particulièrement évolutives dans sa version hydraulique puisqu’elles peuvent être alimentées par une chaudière gaz mais aussi bois, ou par des capteurs thermiques solaires.

 

 

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