À Nantes, le film photovoltaïque expérimenté à grande échelle 
Au-delà de l’évaluation des performances, l’expérimentation vise à mobiliser un ensemble de partenaires, et de développer une filière régionale de BAPV pour « Building Applied PhotoVoltaics » (photovoltaïque appliqué sur le bâtiment).

À Nantes, le film photovoltaïque expérimenté à grande échelle 

Le test « grandeur nature » est mené par l’Icam et le groupe Armor depuis janvier. Et d’autres essais sont en cours. 

Baptisé « Restore », le projet vise à déployer les films photovoltaïques d’Armor à de multiples endroits du campus de l’École d’ingénieurs nantaise. Avec l’objectif d’analyser leurs performances en détail durant les deux prochaines années, puis d’assurer un suivi d’exploitation rigoureux, conduit notamment par les étudiants des différentes formations de l’école (mastère « Nouvelles technologies de l’Énergie », formation ingénieur en 5 ans, CAP électricien…). Le programme doit durer dix ans pour un budget de « près de 600 000 euros ». 

Pour rappel, les films photovoltaïques organiques (OPV) – différents des panneaux en silicium – dispose de solides atouts : légèreté (450g/m2), flexibilité et le fait qu’ils ne contiennent aucun métaux rare notamment. Des avantages qui contre-balancent ses performances moindres : autour de 13% de rendement contre 15 à 20% pour un panneau silicium. 

Filière régionale

Au-delà de l’évaluation des performances, l’expérimentation vise à mobiliser un ensemble de partenaires, et développer une filière régionale de BAPV – pour « Building Applied PhotoVoltaics », photovoltaïque appliqué sur le bâtiment. Ainsi, Dome Solar (fabricant de fixation pour panneaux solaires sur grandes toitures), Armorgreen (cconception/installation/exploitation EnR) et Evea (évaluation environnementale) sont également parties prenantes de « Restore », tout comme BNP Paribas Grand Ouest. Ce n’est pas la première expérimentation de film photovoltaïque dans le Grand Ouest cependant. 

Autoconsommation

En 2017, la start-up allemande Heliatek (dont Engie est actionnaire depuis 2016) posait 530 m2 de films photovoltaïques organiques (OPV) sur la toiture du collège Mendès-France à La Rochelle, utilisés en autoconsommation. Ils fournissent 23,8 MWh d’électricité par an, soit « 15 à 20 % des besoins en électricité du collège », précisait alors Engie, qui a assuré la mise en oeuvre. 

Plus récemment, Asca – qui s’est rapproché de l’Allemand Opvius en 2019 – a déployé 108 modules de films photovoltaïques (soit 41 m2) sur une façade en verre équipée de brise-soleils métalliques de la cité des congrès de Nantes. Les équipes d’Engie ont également conçu et réalisé l’installation. L’énergie produite alimente une borne de recharge dédiée aux smartphones pouvant accueillir 9 téléphones simultanément, précise Asca.

ALS

Journaliste