Le chiffre : 2 bâtiments de bureaux sur 3 encore trop énergivores 
Aucune typologie de bureaux n'est avantagée pour se conformer au décret, constate l’étude publiée par Deepki.

Le chiffre : 2 bâtiments de bureaux sur 3 encore trop énergivores 

Plus de deux bâtiments sur 3 nécessiteront d’engager des efforts pour se conformer à la règlementation encadrant la rénovation du parc tertiaire existant, selon Deepki. 

Une plutôt « répartition équilibrée » pour le spécialiste du pilotage énergétique puisque 30% des sites analysés sont déjà conformes aux seuils en valeurs absolues, 30% nécessiteront des « efforts marginaux pour atteindre les seuils » et 40% des « investissements plus massifs ».

Aucune typologie de bâtiment ne tire particulièrement son épingle du jeu énergétique selon Deepki. « Immeubles haussmanniens, Immeuble Grande Hauteur (IGH), bureaux publics etc devront fournir le même niveau d’efforts en matière d’économies d’énergies. En d’autres termes, aucune typologie d’actifs de bureaux, quelles que soient son année de construction, sa localisation, ou encore sa surface, ne serait privilégiée ou au contraire avantagée pour se conformer au décret », constate l’étude.

Deux approches

Pour obtenir cette répartition, Deepki a analysé 3 000 bâtiments publics et privés de bureau, partout en France. « Pour chaque bureau, Deepki a projeté les seuils en valeurs absolues (Cabs) et l’objectif de baisse de 40 % en valeur relative (Crelat) pour déterminer quelle cible de consommation énergétique en résulterait et serait la plus simple à atteindre », précise l’entreprise.

Pour se conformer au décret, les gestionnaires de parc ont en effet le choix entre deux approches : une baisse en pourcentage de leur consommation (-40 % en 2030, -50 % en 2040, etc.) ou l’atteinte de seuils de consommation en valeurs réelles en kWh/m2.an, dévoilés par l’arrêté « valeurs absolues » du 24 novembre 2020 publié au JO du 17 janvier 2021.

Plateforme Operat

Il est donc temps de se pencher sur la question si cela n’a pas déjà été fait : la transmission des données énergétiques du bâtiment doit être réalisée sur la plateforme Operat pour la première fois le 30 septembre 2021 au plus tard. Elles devront ensuite être mises à jour chaque année. La cadre réglementaire « le plus ambitieux d’Europe » en la matière risque donc de rebattre les cartes des stratégies immobilières de l’immobilier de bureaux. 

ALS

Journaliste